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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 16:17


Dans 100 livres censurés
 Emmanuel Pierrat revient sur l’histoire mouvementée d’ouvrages jugés hérétiques et/ou licencieux. Si le sujet est intéressant, le traitement est parfois décevant. Quel accueil ces livres ont-ils reçu de la part du public ? Quel était le contexte de l’époque ? Et bien d’autres questions se posent à la lecture de 100 livres censurés
sans trouver de réponses.

  

Parmi les plus connues de ces mises à l’index figurent évidemment Les fleurs du mal de Charles Baudelaire, Madame Bovary de Gustave Flaubert, Lolita de Vladimir Nabokov, Le deuxième Sexe de Simone de Beauvoir ou encore J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian.

 

Quelques surprises viennent heureusement piquer la curiosité du lecteur telles que Suicide mode d’emploi de Claude Guillon et Yves le Bonniec, Mademoiselle La Quintinie de George Sand ou encore La Question d’Henri Alleg.

 

100 livres censurés évoque aussi Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift. L’auteur s’étant servi du fantastique pour faire une critique de la société anglaise, l’ouvrage sera d’abord publié anonymement. Soit cinq ans après avoir été écrit et après avoir subi de nombreuses coupes. Ainsi, ce n’est qu’en 1735 que l’histoire sera publiée dans son intégralité.

  

Malgré un avis mitigé, 100 livres censurés n'en reste pas moins un ouvrage agréable à feuilleter pour les amateurs d’histoires sulfureuses et de pépites littéraires.

 

100 livres censurés, Emmanuel Pierrat, éd. du Chêne, 234 pages, 39,90 €.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 10:26

 

Le Prix Rive Gauche à Paris a été décerné vendredi soir à Grégoire Delacourt pour son roman L’écrivain de la famille, publié aux éditions JC Lattès. Grégoire Delacourt l’a emporté, au quatrième tour de scrutin, avec 14 voix contre 12 pour Benoît Duteurtre, sélectionné pour son roman L’été 76.

 

Le collège littéraire, dont je faisais partie, était composé de Sybille de Bollardière (écrivain), Emmanuel Pierrat (avocat, écrivain), Pierre Mérot (écrivain), Gérard de Cortanze (écrivain), Jean-Baptiste Blanc (avocat), Gilles Verdiani (scénariste), Ariane Charton (écrivain, Cypora Petitjean-Cerf (écrivain), Yan Ceh (journaliste), Virginie le Gallo (libraire), Amandine Cornette de Saint-Cyr (écrivain), Fabrice Lardreau (écrivain), Pierre Krause (chroniqueur littéraire), Baptiste Liger (journaliste), Antoine Silber (écrivain), Daphnée Gravelat (attachée de presse), Pierre-Louis Basse (journaliste, écrivain), Vincent Eudeline (attaché de presse), Serge Joncour (écrivain), Valérie Tong-Cuong (écrivain), Véronique Olmi (écrivain), Pierre Bisiou (écrivain), Sophie Adriansen (écrivain, blogueuse), David Ignaciewski (photographe, lecteur) et Laurence Biava (présidente du jury, romancière, chroniqueuse littéraire).

                                                                                                                  

Créé par Laurence Biava, le Prix Rive Gauche à Paris, dont c’était la première édition, emprunte son nom au titre de la chanson d’Alain Souchon, « Rive Gauche à Paris ». Ce prix littéraire entend  couronner l’auteur d’un roman ou d’une nouvelle reflétant l’élégance, l’esprit, le style et l’art de vivre de la Rive Gauche ou bien sa « mélancolise » tel qu’Alain Souchon la dépeint dans sa chanson…

 

Photo : Grégoire Delacourt

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 10:24

 

Prévue depuis longtemps, la fin de Venise est proche. Sur le point de sombrer dans sa lagune, la ville est évacuée d’urgence. Seule une poignée d’inconditionnels, cachée dans la cave d’un somptueux palais, a choisi de rester jusqu’au dernier soupir de celle qui fut l’écrin de tant d’histoires d’amour.

 

Mais avant que la mort ne vienne, Chevalier, Marie, Reiyel, Fratelli, Margaux, Laurent et quelques autres veulent rendre hommage à la Cité des Doges à travers des fêtes chaque soir plus belles et déjantées. La Sérénissime leur appartient pour quelques jours, quelques heures encore.

 

« Voir Venise et mourir » pourrait être leur devise s’il n’y avait pas cet espoir dans le regard de Marie... La jeune femme a connu Laurent dix ans plus tôt. Une histoire d’un soir, devenue l’histoire d’une vie à sens unique puisque Laurent n’a aucun souvenir de Marie.

 

Malgré des flash-back un peu trop récurrents, Sombre lagune n’en reste pas moins un livre plaisir qui se dévore plus qu’il ne se lit. Valérie Bettencourt entraîne le lecteur dans un dédale de rues et de canaux, sur les traces d’un amour perdu où les arts divinatoires, le destin et l’éternité se mélangent pour composer une musique douce amère, entêtante et troublante.

 

Sombre lagune a reçu le Prix plume libre des lecteurs.

Le site de l’auteur : http://www.valeriebettencourt.fr/

 

Sombre lagune, Valérie Bettencourt, éd. du Préau, 380 pages, 18 €.

 

Photo : DR

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 10:00

Avec Marie d’Agoult, une sublime amoureuse, Ariane Charton livre une biographie tout en finesse de celle qui fut, pendant 10 ans, la maîtresse de Franz Liszt à qui elle donna trois enfants. Marie d’Agoult, née de Flavigny au début du XIXe siècle, est également connue sous le pseudonyme de Daniel Stern, son nom de plume. Issue de l’aristocratie, mariée et mère de deux enfants, Marie d’Agoult choisit de tout quitter pour vivre sa passion au grand jour avec Franz Liszt, un homme de 6 ans son cadet. On imagine la force de ses sentiments et plus encore celle qu’il lui fallut pour s’affranchir des codes en vigueur dans la bonne société de l’époque. Car si Marie d’Agoult, redouta toujours les « qu’en dira-t-on », elle assuma toujours ses choix pour la simple et la meilleure raison qui soit : Franz Liszt était l’amour de sa vie.

Amoureuse passionnée mais clairvoyante, parfois dépressive, souvent tourmentée, Marie d’Agoult fut aussi une femme de lettres, indépendante et éclairée. Après avoir étudié la correspondance des deux amants, soit 561 billets et lettres, Ariane Charton rend à Marie d’Agoult sa place de figure majeure du romantisme. Quoi de plus normal, Marie d’Agoult fréquenta les plus grands, de George Sand à Eugène Sue en passant par Sainte-Beuve ou, l’influent patron de La Presse, Emile de Girardin… Elle troubla bien des hommes, brilla dans les cercles intellectuels, elle fut plus d'une fois sur le devant de la scène avant d'être injustement oubliée. Bien plus qu’une biographie Marie d’Agoult, une sublime amoureuse dépeint une époque avec ses élites, ses conventions, ses luttes d’amitiés et de pouvoirs. Un livre passionnant et accessible au lecteur éclairé comme à l’autodidacte.

 

Marie d'Agoult, une sublime amoureuse, Ariane Charton, éd. Kirographaires, 18,95 €.

Extraits :

« Aimer Liszt a permis à Marie d’Agoult de révéler une part de sa personnalité, lui a permis d’exister pleinement et de rompre avec son ennui de femme mal mariée. Mais l’amour en l’éblouissant révéla plus profondément encore sa fêlure intérieure. Son âme était le terrain perpétuel d’un combat entre son caractère fort et passionné, son intelligence vive et sa nature fragile qui lui fait voir la vie comme un supplice pesant et inutile. »

« Marie d’Agoult et George Sand ont, dès le début, voulu se séduire et ont vécu pendant un temps leur amitié sur un mode passionnel, ce qui n’est pas la meilleure base pour une franche et durable affection. Si à Chamonix Marie d’Agoult a peur d’avoir déplu à Sand c’est bien parce qu’elle attend beaucoup de cette relation que Liszt, déjà ami de Sand, appelait de ses vœux. Marie d’Agoult désire l’affection de Sand autant par fascination pour l’auteur d’Indiana que pour plaire à son amant et trouver en Sand une amie à qui elle puisse se confier. »

« Elle signa d’abord du mot « l’inconnu » avant de se décider à prendre le pseudonyme de Daniel Stern. Le choix d’un prénom masculin n’était bien sûr pas un hasard. La comtesse voulait marcher sur les traces de George Sand avec laquelle elle avait fait la paix sans pour autant renouer avec leur vive et brève amitié. Elle avait pris le nom de son fils parce qu’elle aimait l’histoire biblique de Daniel lisant dans les songes. »

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 10:00

Après Dans l’attente d’une réponse favorable, Douze cordes et CapharnaHome, publiés aux éditions aNTIDATA, Gilles Marchand revient avec un polar, Green Spirit, édité chez Zinc Éditions. Hyperactif passionné et sympathique, bordelais d’origine, parisien d’adoption, Gilles Marchand multiplie les projets en tous genres. Rencontre avec un auteur à l’imagination débridée voire carrément déjantée...


Pouvez-vous nous parler de votre parcours d'auteur ?

Tout s'est fait à la suite de rencontres. Je dois beaucoup à quelques personnes. Jean-Claude Lalumière, avec qui je suis ami, collaborait régulièrement avec les éditions aNTIDATA. Il savait que j'écrivais et m'a un jour proposé de leur envoyer une nouvelle. La nouvelle en question a plu à l’éditeur, Olivier Salaün, qui l’a publiée dans CapharnaHome.  La rencontre avec Frédéric Moret, l'éditeur de Zinc Éditions s’est produite par le biais d’aNTIDATA. Les deux maisons ont l'habitude de travailler ensemble. Frédéric avait lu ma première nouvelle et m'avait demandé de réfléchir à un polar épistolaire. C'est comme ça qu'est née l'idée des Évadés du musée, illustré par Eloïse Oddos, paru l'année dernière, et qui s'adresse aux enfants.


Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

A bordeaux, j'avais un groupe de musique. Les premiers mots que j'ai écrits "sérieusement" étaient donc des chansons. J’en ai écrit une, puis deux, puis trois et j’ai attrapé le virus. J'écris relativement vite ce qui me permet d’être sur plusieurs projets à la fois. Avec le temps, j'apprends à me discipliner, à revenir sur ce que j'ai fait, à peaufiner, retravailler et aussi, le cas échéant, à jeter... Mes histoires ne s’inscrivent pas dans la réalité telle qu'elle apparaît à chacun. Le quotidien ne m'intéresse que dans la mesure où on peut le fuir de tous côtés. J’aime les ruptures, ces moments où tout bascule. Parler de choses grave avec légèreté et des choses légères avec une gravité affectée, voilà ce qui me plaît. 

  

Votre dernier livre, Green Spirit vient de sortir, chez Zinc Éditions. La correspondance d’une mère à son enfant sur le quotidien, les plantes et les voisins contre lesquels il faut lutter. Comment est née l’idée d'une telle histoire ?

Cette histoire faisait à l'origine partie d'un roman que j'ai écrit. Frédéric Moret, après avoir publié Les Évades du musée, m'avait demandé de lui envoyer d'autres textes. Il voulait développer une collection de polars postaux pour adultes. Je me suis donc mis au travail et lui ai envoyé mon texte accompagné de quelques nouvelles inédites dont Green Spirit. Il a finalement choisi Green Spirit et le texte écrit pour l'occasion est passé au second plan.

couv-green.jpg
Pour en revenir à l'histoire, comme je vous le disais, je ne suis pas très fort pour rester dans un registre "normal". Il m'était donc impossible de parler de plantes vertes sans que celles-ci soient victimes de leur gentille propriétaire.
  

Pour que les lecteurs comprennent bien, qu’est-ce qu’un polar postal ?
Les polars postaux sont des cartes postales avec une illustration au recto et l’histoire au verso. Le but est d’envoyer les cartes, jour après jour, pour faire découvrir une histoire. En tant qu’auteur, il faut s’adapter, s'adresser au destinataire, lui parler comme si on le connaissait. Au delà de l'écriture, il y a l'opportunité de travailler avec un illustrateur. Je trouve que Aliona Ojog a fait un travail fabuleux sur Green Spirit. Elle a bien compris l'esprit et y a apporté sa touche de folie.


Après le très réussi Dans l’attente d’une réponse favorable,sur les lettres de motivation, vous revenez donc avec un polar postal, qu’est-ce qui vous attire tant dans le style épistolaire ?
Merci pour le "très réussi" ! Avec des lettres, on ne se contente plus de créer des personnages, de les décrire, de les faire vivre... On doit devenir ces personnages le temps d'une correspondance. Il faut parler à la première personne, adopter leur style, leur manière de penser... Par exemple, l'auteur des lettres dans Green Spirit est une femme qui perd les pédales. Le style devait, par conséquent, être cohérent avec sa façon de voir les choses. Dans ce type d'exercice, il ne faut pas chercher la perfection littéraire mais au contraire accepter les imperfections liées au personnage.

Êtes-vous sur un nouveau projet ? Et si oui pouvez-vous nous en dire plus ?

Je viens de terminer une nouvelle, pour le prochain recueil collectif d'aNTIDATA, sur le thème de la nuit. Cette nouvelle raconte un petit peu l'histoire de la famille de Green Spirit, une dizaine d'années plus tôt. On y retrouve le personnage de la mère... A peine plus sage.
Sinon, je viens de finir un roman pour lequel j'ai beaucoup réfléchi à la forme. Je ne sais sera édité un jour mais il compte une quarantaine de personnages et fait le pari de perdre le lecteur, de le noyer dans la foule pour mieux le rattraper ensuite. J'aime bien l'idée qu'un lecteur accepte un texte et fasse confiance à l'auteur pour voir où celui-ci va l'amener.

 

Dans le cadre d'une soirée Zinc Editions, Gilles Marchand sera le 23 juin, de 19 heures à 22 heures, à la librairie Longtemps à Paris. Plusieurs auteurs de la colection polars postaux seront présents.

 

Photos : DR

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 19:27


Autant l'avouer de suite, je ne suis pas une grande amatrice de nouvelles. A peine est-on entré dans l’histoire que celle-ci prend fin, sans parler du manque de détails, de cette impression d'évoluer dans un chantier inachevé...

  

Six façons de le dire ne m'’a pas fait changé d'avis, même si le concept est plutôt bien ficelé. Paru aux éditions du Moteur, Six façons de le dire, rassemble six nouvelles, écrites par six auteurs un peu voir très connus. A charge pour eux, de s’illustrer dans les thématiques suivantes : comédie, histoire, drame psychologique, comédie romantique, polar, engagement.  

 

Côté auteurs, la liste compte David Foenkinos, Mercedes Deambrosis, Christophe Ferré, Nicolas D’Estienne D’Orves, Yasmina Khadra et… Sophie Adriansen. D'un point de vue purement pratique, Six façon de le dire est donc aussi l’occasion de découvrir un maximum d’auteurs en un minimum de temps...

 

Mais comme souvent dans les recueils, le niveau est inégal. Mon coup de cœur va, sans conteste, à Bernardde David Foenkinos et à ses répliques caustiques. Extrait.

 

« Tu es médiocre Bernard. Tu es terriblement médiocre. Tout ce que tu fais, tu le fais mal. Je me doutais bien que tu avais une maîtresse, mais franchement… Tomber sur la seule conne qui te dénonce à ta femme ! Je te trouve tellement pathétique, que tu me donnes envie de rire… »  

 

Vous l'aurez compris, Bernard traverse une mauvaise passe. Plaqué par sa femme après une aventure foireuse, il perd son travail et à plus de cinquante ans retourne vivre chez ses parents.

 

Autre style, autre auteur, Coup de fourchettede Nicolas D’Estienne D’Orves. Un polar déjanté dans l'univers de la gastronomie. Paul Boujut, Noël Duchon et Alex Robicasse comptabilisent 54 étoiles au Michelin. Une constellation que ces trois-là doivent à Fourchette, le célèbre critique gastronomique. Bienfaiteur ou manipulateur ? Et si, après avoir fait leur gloire Fourchette décidait de causer leur perte…

 

Enfin, la benjamine de ce recueil, Sophie Adriansen signe avec Santé ! sa première comédie romantique. Un domaine où, après Je vous emmène au bout de la ligne et le quotidien d'un conducteur de métro, on ne l'attendait pas. Sa nouvelle est la jolie surprise de ce recueil. Inspirée d’un fait divers, Santé ! aborde la maladie mais aussi l’envie de profiter de la vie jusqu’au bout. Talent à suivre…

 

Photo : DR

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 18:39


Ayant depuis longtemps lu l’œuvre d’Arthur Conan Doyle dans son intégralité, à moins de la relire, il ne me reste plus que les pastiches pour retrouver Sherlock Holmes et ce cher docteur Watson. Mince compensation, il est vrai, tant l'exercice se limite chez certains auteurs à une pâle imitation.

 

Jusqu’à présent, seul les Histoires secrètes de Sherlock Holmes de René Reouven ont trouvé grâce à mes yeux.

 

Et pourtant, je m’obstine dans l’espoir de retrouver la patte d’Arthur Conan Doyle. Peine  perdue, je le sais.

  

Je viens de terminer L’ultime défi de Sherlock Holmes, écrit par Michael Dibdin. Imaginez Sherlock Holmes face à Jack l'Eventreur. Un duel de choc dont Michael Dibdin n’est certes pas le premier à s’emparer. Mais la solution que donne ce dernier est, de loin, la plus originale. Le lecteur adhère ou désapprouve et même si certaines invraisemblances hérisseront les connaisseurs on se doit de saluer le courage de cet auteur. S’attaquer à un mythe, qui plus est de la sorte, n’est pas aisé.    

  

À propos de l'auteur :

Michael Dibdin (1947-2007) est né en Angleterre. Il a vécut en Italie, aux Etats-Unis et se définissait comme un éternel exilé. L'ultime défi de Scherlock Holmes, publié en 1978, est son premier roman. Michael Dibdin est surtout connu pour être l'auteur des aventures du commissaire Aurélio Zen dont l'action se déroule en Italie. 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 07:02

Après Dominique Dyens, Dominique Marny, Yann Suty, et Valérie Tong Cuong, Marie-Laure Bigand met le point final à cette série sur les livres de chevet. Marie-Laure Bigand vient de sortir son quatrième roman, Un jour, tout recommencer aux éditions Laura Mare. L'histoire de Valérie qui, un jour, décide de tout quitter. Parce qu'elle s'est perdue, parce qu'elle ne se reconnaît plus...

Le blog de Marie-Laure Bigand :

http://lesmotspartages.blogspot.com/

 

 

" Je n’ai pas vraiment de livre de chevet dans le sens où celui-ci resterait sur ma table de chevet. Mon livre de chevet est mon livre du moment. Il me suit donc partout. Dans le RER, dans une file d'attente, si j'ai 5 minutes devant moi, je me mets à lire. Et alors plus rien ni personne n’existe. Je m’évade.

J
'ai bien une pile de livres sur ma table de chevet. Une trentaine d'ouvrages qui attendent d'être lus et le seront un jour. Dès qu'un livre attire mon attention, je ne résiste pas à l'envie de l'avoir sous la main. De fait, ma pile ne descend jamais. 

 

Pour qu'un livre me plaise, il faut que l'intrigue me transporte, qu'il y ait des sentiments... J’aime lire, par exemple, Anna Gavalda. Je sais que ça va en faire hurler certains mais j’assume !

Avec les années ma façon de lire s'est modifiée. 
Aujourd’hui, il m’arrive de déceler les fausses pistes lancées pour semer le lecteur. En revanche, je suis incapable d'abandonner un livre. Je vis cela comme un échec et je respecte trop le travail des auteurs pour me laisser décourager."

Photo : DR

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 07:27
Après Dominique Dyens, Dominique Marny et Yann Suty, c'est au tour de Valérie Tong Cuong d'évoquer sa définition du livre de chevet. Valérie Tong Cuong a fait des études de lettres et de sciences politiques. Elle a  ensuite travaillé huit ans dans la communication avant de se consacrer à l'écriture. Depuis 1997, elle a publié huit livres chez divers éditeurs. Le dernier, La Battle, est sorti aux éditions du Moteur.


" Je crois n'avoir jamais eu un livre de chevet. J'ai toujours eu des "piles de chevet", dès que j'ai su lire. Aujourd'hui, ces piles forment une pieuvre qui s'étend autour du lit, gagne du terrain mois après mois, développant ses tentacules le long des murs.
 
Il y a les livres "qu'il faudrait avoir lus", que je n'ai jamais trouvé le temps de lire et que je ne lirai probablement jamais (dont quelques vieux Goncourt). Les livres que j'ai déjà lus mais dont j'ai besoin de ressentir la présence parce qu'ils me rassurent, parce qu'ils sont attachés à un souvenir particulier, ou parce qu'ils m'ont bouleversée, fait rire, réfléchir, et que les reléguer dans la bibliothèque serait une forme d'abandon (ceux-là forment un petit groupe à part qui évolue régulièrement, avec cependant toujours plus d'entrants que de sortants).
 
Il y a encore les livres que je dois ou tiens à lire, c'est-à-dire ceux de mes amis écrivains, ceux sélectionnés pour un prix dont je suis jurée, ceux de mes auteurs favoris à mesure qu'ils paraissent, ou encore des documents ou des essais sur des sujets qui me passionnent (psychologie, psychiatrie, entre autres).
 
Un ou deux romans de mes auteurs fétiches, en particulier ceux qui m'ont fait grandir (Faulkner, Beckett, Dostoïevski par exemple), pour le plaisir de les relire, ou simplement de les feuilleter et sentir une phrase résonner.  Enfin il y a ceux qui m'apaisent quand l'insomnie se fait violente, les philosophes et les poètes. Une foule d'auteurs et plus encore, une foule de personnages qui s'endorment avec moi, comme une famille, un village - mon village."
Photo : Francesca Mantovani
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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 07:35

StyleBook FR 01
Les éditions Flammarion viennent de publier Style Book de Elisabeth Walker. Un catalogue de presque 500 pages avec presque autant de photos. Clichés de 1865 à nos jours classés par tendances ou sources d'inspiration : ethno-folklo, denim, maillots de bain, pois et rayure.

  

Les styles les plus improbables comme les plus inspirés se succèdent et provoquent des associations surprenantes. Plus encore, au-delà des modes dont il dresse un inventaire éclectique, Style Book est une galerie de portraits où mannequins, anonymes, stars hollywoodiennes, et écrivains se donnent rendez-vous. Ces personnes que parfois tout oppose... A l'image de ce colonel de l'armée indienne, prenant la pause dans son tartan, face au peintre Foujita. Le ton est donné.

 

Page156 credit Getty RDA Flammarion
 

Page474 credit Getty Flammarion

 


Page 392 credit Getty Flammarion


A propos de l'auteur : Elisabeth Walker est une journaliste américaine spécialisée dans la mode. Elle a été directrice artistique du Hapers&Queen et responsable éditoriale des pages "Mode et beauté" du magazine Marie-Claire. Elisabeth Walker a, en outre, écrit plusieurs livres et travaille aujourd'hui en qualité de consultante de mode.

 

Photos : DR

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