
Après Cypora
Petitjean-Cerf, Sophie
Adriansen, Ariane Charton
et Grégoire Delacourt, Sybille de
Bollardière se projette dans l’avenir mettant ainsi un point final à cette série.
Entre Paris et le Perche le coeur de Sybille de Bollardière balance. Consultante
indépendante, mère de quatre enfants, femme de lettres, peintre à ses heures, voyageuse et inclassable, Sybille a publié un recueil de poèmes Alizarine, en 1981, aux éditions de la Coïncidence et un roman, Le défaut des
origines, en 2004, chez Ramsay. Son dernier livre, Une femme d'argile, est paru en 2011 chez L'Editeur.
Les mois ont passé, nous sommes le 10 décembre 2012, qu’espérez-vous avoir
accompli d’ici là ?
J’espère voir la publication de mon troisième roman que je viens de terminer et poursuivre mon projet de roman
graphique. Chaque livre est un voyage, un nouveau territoire à délimiter avant de laisser les personnages évoluer. L'année 2012 s’annonce bien, puisque dès le mois de février, je pars pour un
mois en Inde. Un mois d’images et de notes et peut-être un jour le décor d’une histoire à écrire.
Une décennie s’est écoulée. Vous écrivez toujours ou vous avez renoncé. Inévitablement, vous avez dû faire des choix, quels
sont-ils, et où sont désormais vos priorités ?
Difficile de m’imaginer sans l’écriture… Si je peux me passer de mon ordinateur,
jamais de mon carnet qui me suit partout. Alors d’ici dix ans, un, deux ou trois livres… Quelle part la fiction, le roman occuperont-ils dans mon travail ? Je n’en sais rien, il me semble qu’avec
l’expérience, j’aurais envie d’aborder de nouveaux genres : biographies, essais, BD... Et puis, si j’écris toujours des poèmes, il y a longtemps que je n’ai pas publié de recueil et j’espère bien
rassembler quelques textes prochainement.
Un siècle après, l’heure est à la postérité. En quels termes voudriez-vous qu’on se souvienne de vous
?
Bien sûr je peux imaginer
qu’un jour, en 2112, on retrouvera dans une version futuriste d’un vide grenier sur Mars un de mes romans, un inédit et que je bénéficierais d’une nouvelle vie, aussi inattendue qu’éphémère dans
une époque qui n’accordera qu’un intérêt limité à ce que nous écrivons aujourd’hui… Mais curieusement, ce n’est pas un livre ou une œuvre que j’aimerais laisser, mais tout simplement un
itinéraire, la trace d’une vie, celle d’une femme dans laquelle la part écrite jouera le rôle témoin. J’aime bien l’idée d’être « la passagère » d’une époque, d’un pays, d’un voyage.
Photo : DR
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