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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 08:15



Cinq auteurs ont accepté de se projeter dans l’avenir. Exercice difficile auquel ils se sont pliés avec sincérité. Après Cypora Petitjean-Cerf, cette semaine Sophie Adriansen répond à mes questions.

Sophie Adriansen est l'auteur de Je vous emmène au bout de la ligne, le témoignage d'un conducteur de métro, publié en 2010 aux éditions Max Milo. Elle est aussi auteur d'une nouvelle dans le recueil Six façons de le dire aux côtés de David Foenkinos, Mercedes Deambrosis, Christophe Ferré, Nicolas D’Estienne D’Orves et Yasmina Khadra, paru aux éditions du Moteur.
 
Les mois ont passé, nous sommes le 19 novembre 2012, qu’espérez-vous avoir accompli d’ici là ?
Douze mois d’écriture, c’est long, douze mois d’édition, c’est court. J’espère, d’ici un an, avoir donné une orientation tranchée à une matière que j’accumule depuis plusieurs mois sur un sujet délicat, et en avoir fait un roman - ou, du moins, en avoir jeté les bases -, la difficulté étant que je suis la seule à pouvoir peux m’y décider. J’espère également avoir finalisé plusieurs autres projets en cours (je trouve toujours plus simple de démarrer un projet que d’y mettre un terme). J’aimerais enfin que l’année à venir voit la publication de mon premier roman, en particulier parce qu’il évoque des évènements qui résonneront étrangement en 2012.

Une décennie s’est écoulée. Vous écrivez toujours ou vous avez renoncé. Inévitablement, vous avez dû faire des choix, quels sont-ils, et où sont désormais vos priorités ?
Renoncer à écrire n’est pas envisageable une seule seconde, indépendamment de tous les paramètres qui suivent l’écriture (publication, accueil, etc.). Ecrire et être édité sont deux objectifs distincts et, si le second ne peut se passer du premier, c’est bien le premier qui est mon moteur. Je passe le plus clair de mon temps à écrire, bien que les matières, les longueurs, les finalités soient variées. D’ici dix ans, j’espère avoir centré ces activités autour de quelques grands axes, et pouvoir sereinement envisager l’écriture du prochain roman lorsque je mets le point final à celui en cours. Mais cela me semble extrêmement loin… et je sais que planifier les choses reste le meilleur moyen pour qu’elles se passent autrement.

Un siècle après, l’heure est à la postérité. En quels termes voudriez-vous qu’on se souvienne de vous ?
Laisser une trace n’a jamais été chez moi un désir ni un but. J’espère écrire des textes ancrés dans leur époque, j’en ai du moins la sensation en le faisant, aussi, le fait qu’ils soient reçus comme tels suffit à ma satisfaction. Mon meilleur salaire provient des retours de lecteurs, j’écris pour le présent… Mais évidemment, je serais ravie de provoquer chez des lecteurs les émotions en tous genres que j’ai ressenties et que je ressens encore au quotidien en tant que lectrice, et fière que cela me survive…

Sur cet auteur, lire aussi : Entre deux romans


Photo : DR

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commentaires

Mademoiselle 20/11/2011 11:30

Merci à toi, Sophie. En attendant, je te souhaite bon vent !

sophielit 19/11/2011 15:08

Merci Sophie pour cette interview qui sort des sentiers battus. Peut-être m'y réfèrerais-je dans un an, dans dix ans, dans cent ans (!) pour comparer avec la réalité...^^