Partager l'article ! Première rentrée littéraire # 5 - Romain Monnery: Cette semaine, à l'occasion de la rentrée littéraire, Les petits papiers ...
Cette semaine, à l'occasion de la rentrée littéraire, Les petits papiers de Mademoiselle, accueillent chaque jour un auteur publiant son
premier roman. La série "Première rentrée littéraire" se poursuit aujourd'hui avec Romain Monnery. Né à Lyon en 1980, Romain a suivi des études de langues et de communication. Après
avoir collectionné les stages dans les médias, il aurait dit-on trouvé le job de ses rêves à l'Argus de la presse où on le paie pour regarder la télé. Son premier roman, Libre, seul et
assoupi vient de paraître aux éditions Le Diable Vauvert.

En cette rentrée littéraire, avez-vous l’intention de lire des ouvrages de vos
confrères ? Et si oui, lesquels ?
Oui, il y a tout
un tas d’auteurs que j’aimerais lire à cette rentrée. Il y a d’abord Jean-Baptiste Gendarme, le sémillant rédacteur en chef de la revue Décapage, qui vient de sortir un Petit éloge des
voisins dont j’attends rien de moins qu’il me réconcilie avec les miens. Sur ma liste figurent également Le Front Russe de Jean-Claude Lalumière, le Jardin d’hiver de
Thierry Dancourt, Les assoiffées du (très) grand Bernard Quiriny et le Plan Social de François Marchand. Du côté des gros bonnets, j’ai hâte de découvrir la dernière cuvée
de Houellebecq et le nouveau Echenoz.
A l’heure du "travailler plus pour gagner plus", votre personnage
principal, dénommé Machin, s’évertue à ne rien faire, est-ce un roman autobiographique ?
J’aimerais vous dire que je n’ai rien à voir à avec cette histoire, qu’il s’agit d’une relecture d’Oblomov, que mes manches sont retroussées jour et nuit, que le travail
est mon hobby favori, tout ça ; mais bon, ça ne nous mènerait pas plus loin qu’un tissu de mensonges. Alors oui, j’avoue, ce roman est (un peu) autobiographique. Mais pas que,
hein.
La publication de nouvelles dans la revue Décapage a-t-elle été un tremplin pour trouver un éditeur ?
C’est possible, oui, mais c’est un peu réducteur de
résumer cette publication à un tremplin ou un diplôme. D’un point de vue personnel, je sais juste que la collaboration à Décapage m’a énormément aidé à progresser. C’est bien simple, avant
tout ça je n’écrivais que par borborygmes ou onomatopées.
Dans une interview vous vous êtes dit « un peu journaliste », est ce que vos expériences dans l'univers médiatique ont joué dans l’élaboration
de votre roman ?
Ah, pas du tout. La seule chose que m’ait apportée le
statut de (plus ou moins) journaliste dans l’élaboration de ce roman, c’est une vision très détaillée de ce que pouvait être la précarité à travers son quotidien et son absence de
perspectives. Pour le coup, c’est sûr que ça m’a bien servi.
Comment
vivez-vous (ou appréhendez-vous) la rencontre avec le public ?
Dans le doute, je garde en permanence à portée de
main des barquettes de Pépitos pour amadouer les gens. Et quand ils n’aiment pas le chocolat, je les apaise en faisant des roulades ou la danse du robot. Plus sérieusement, je dirai que sur
un panel représentatif de cinq personnes la rencontre avec le public se passe plutôt bien pour l’instant (même si ça ne manque pas de m’intimider).
Avez-vous un second roman en préparation ? Et si oui, pouvez vous nous en dire quelques mots ?
Je n’ai pas encore d’idées précises mais j’aimerais écrire un roman d’héroïc fantasy
avec un poulpe et des pantoufles.
Merci
Romain.
Photos DR
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