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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 07:00

Cette semaine, à l'occasion de la rentrée littéraire, Les petits papiers de Mademoiselle, accueillent chaque jour un auteur publiant son premier roman. La série "Première rentrée littéraire" se poursuit aujourd'hui avec la benjamine de ce cru 2010, Carmen Bramly. A tout juste 15 ans, Carmen publie son premier roman, Pastel Fauve aux éditions JC LattèsC'est la dernière nuit de l’année. Sur l’île de Bréhat, Paloma, quatorze ans, rejoint Pierre, son ami d’enfance, pour fêter le nouvel an. Ils ne se sont pas vus depuis un an, l’adolescente s’est transformée et les rapports sont à réinventer...

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A 15 ans, comment vit-on le phénomène de la rentrée littéraire ?

Plutôt bien. Je ne m'attendais ni à avoir de la presse, ni à faire des ventes. Cette rentrée est donc une surprise sur toute la ligne.

Avez-vous un second roman en tête ou peut-être déjà en cours de préparation ?
J'ai terminé le premier jet de ce qui pourrait être un second roman. J'espère à nouveau pourvoir être publiée, même si je sais qu'on va m'attendre au tournant. Je vais devoir prouver que j'ai ma place dans le monde de la littérature. 


Merci Carmen.



Quel a été le déclic pour écrire "Pastel Fauve" ?

Plus que d''un déclic, Pastel fauve est né du besoin de me créer un autre univers, de m'inventer des amis. J'ai toujours été très solitaire. Ce livre, c'était le moyen d'avoir des amis, de goûter à la liberté, d'imaginer des sensations que je ne connaissais pas. J'ai ainsi pu vivre, par procuration, l'amour que je n'ai encore jamais ressenti, et boire autre chose que du Coca light.  


Le regard des autres a-t-il changé depuis la parution de votre roman ?
Je ne sais pas, je ne ressens aucune différence, à part quelques moqueries des amis de ma classe et de mes cousines, après m'avoir vue dans un article.
Mais entre nous, on rit toujours de la même façon. Il y a juste une fois où on m'a demandé à quoi je pensais, et quand j'ai répondu "à rien", la personne a dit "je ne crois pas", comme si je ne pouvais pas juste être en train de flotter, la tête vide.
 

Paloma et Pierre sont, comme vous, des adolescents. Cette proximité avec vos personnages vous a-t-elle posé problème ou au contraire a-t-elle été un allié ?
La proximité avec Pierre et Paloma a été un atout dans le sens où les sensations sont encore fraîche, je ressens ce qu'ils peuvent ressentir. Je ne me suis pas vraiment posé de question, leur âge est venu tout seul, comme une évidence. 


Comme votre père, Serge Bramly, voulez-vous faire de l’écriture votre métier ? Si non, quelle voie souhaitez-vous emprunter ?
Je ne sais pas si je vais continuer à écrire. J'en rêve, mais, à quinze ans, c'est dur de dire si on a trouvé sa voie ou non. J'ai encore le temps de réfléchir et, peut-être, de me trouver d'autres passions.

Photo DR

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