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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 07:00

19773 103408086346328 100000314116342 81581 1473751 n[1]Cette semaine, à l'occasion de la rentrée littéraire, Les petits papiers de Mademoiselle, accueillent chaque jour un auteur publiant son premier roman. La série "Première rentrée littéraire" se poursuit aujourd'hui avec Bénédicte Taffin. Cette trentenaire, a travaillé pendant 10 ans dans l'informatique avant de se consacrer à sa famille. Bénédicte se dit "ch'ti d'origine, normande de coeur" mais habite aujourd'hui en région parisienne. Son premier roman, Les yeux d'Opale paraîtra le 9 septembre aux éditions Gallimard jeunesse.

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A quelques jours de la sortie de votre premier roman, comment vous sentez-vous ?

Je me sens très impatiente et très anxieuse. J'ai peur que mon roman ne déplaise, ne déçoive. Heureusement, le plaisir de pouvoir enfin discuter de mon roman avec mes lecteurs est le plus fort. J'ai hâte de partager mes personnages, mes mondes avec eux.  Dès la sortie d'Opale en librairie, le 9 septembre, je sais que je serai à l'affut du moindre commentaire laissé sur mon blog ou ailleurs, le coeur battant.

Qu’est-ce qui vous attire dans le genre SF ?
La SF a très tôt fait partie de ma vie. Je dévorais tout ce qui me tombait entre les mains. J'avais soif d'aventures, de rencontres étranges, de périples à travers les étoiles, tout simplement d'échapper au quotidien. Mais au delà de ça, j'appréciais l'étude de l'humanité qui transparaissait entre les lignes. J'apprenais à mieux connaître l'autre, à apprendre une certaine forme de tolérance. En écrivant Opale, je voulais reproduire mes lectures, parler de l'être humain, de notre monde. Le thème de la différence s'est imposé dès le début et est à la base de la création des mondes d'Opale et d'Onyx, aux civilisations diamétralement opposées, et à la naissance des chimars, ces êtres considérés comme le rebut de la société par les Opaliens. C'est ce que permet le genre SF, parler de l'homme, de notre Terre, dans des contextes éloignés de notre quotidien, dans des situations exacerbées. Pour moi, la SF est un terrain de jeux qui laisse la plus totale liberté à mon imaginaire.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Mes sources d'inspiration sont nombreuses mais essentiellement littéraires. Le monde d'Opale est issu de mes lectures "le cycle de Pern" de Anne McCaffrey, de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley, de Dune de Franck Herbert et de A la poursuite des Slans de A.E. Van Vogt. Pour le monde d'Onyx, je me suis inspirée des robots d'Asimov. La vie quotidienne me fournit également bon nombre d'idées. Chaque événement peut déclencher un "Et si..." qui mène le récit en dehors des chemins qu'on avait préalablement établis. Mon époux est également une aide précieuse. Il ne manque pas d'imagination et la confrontation de nos idées débouche souvent sur de belles scènes.

En écrivant votre roman qu’est-ce qui vous a posé le plus de problème et inversement qu’est-ce qui a été le plus facile ?
C'est la structure du roman qui m'a donnée le plus de mal. Chaque chapitre se focalise sur l'un des personnages. Comme il y a deux mondes, Onyx et Opale, j'ai alterné les points de vue opaliens et onyxiens, en laissant une place prépondérante à mes héros, Angus et Héléa, dont les récits reviennent tous les 4 ou 6 chapitres. La construction de la planète Opale fut un travail de longue haleine. Je voulais créer une planète atypique où le lecteur perdrait une partie de ses repères. Ce fut difficile mais ô combien plaisant. En comparaison, l'écriture fut relativement aisée. Une fois les personnages créés, il m'a suffit de les laisser agir selon leur propre volonté. Cela a d'ailleurs généré des surprises. Des personnages qui n'étaient pas prévus au scénario se sont révélés indispensables et d'autres ont subitement disparu.

Quel est le personnage de votre roman que vous préférez et pourquoi ?
Mon préféré est Riel. Il a une place particulière dans mon coeur et, à mon sens, il a une place particulière dans le roman. C'est le personnage qui évolue le plus au cours de l'histoire. J'aime sa désinvolture, sa gaïeté, son grand coeur, mais aussi ses failles, ses craintes. C'est une question que je pose à mes lecteurs et que je compte continuer à poser. Quel est votre personnage préféré et pourquoi ? Il y a une vingtaine de personnages "principaux" dans Les yeux d'Opale et chacun peut s'attacher à l'un ou à l'autre pour une raison ou une autre. Il n'y a pas véritablement de méchant, juste des gens qui ont une façon différente d'appréhender le monde qui les entoure et des méthodes plus ou moins morales pour obtenir ce qu'ils veulent.

Dans quelles conditions écrivez-vous ?

J'écris exclusivement le jour et jamais après 19 heures, par séance de 2 à 3 heures qui sont parfois difficiles à mettre en place. J'ai besoin d'être seule, d'être calme et d'avoir la certitude que je ne serai pas interrompue dans mon élan. J'écoute souvent de la musique, en phase avec mon état d'esprit ou la scène que je suis en train d'écrire, et toujours le plus fort possible. J'écris une vingtaine de minutes, m'arrête pour surfer sur internet ou jouer à un solitaire quelconque, avant de reprendre l'écriture, les idées éclaircies.

Le second tome des Yeux d’Opale est en préparation, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Le scénario est en place mais je n'ai pas encore écrit un mot. Le découpage du livre devrait être identique à celui du premier tome. Mais l'atmosphère devrait être plus sombre. On y verra de nombreux lunsdums, une guerre, un procès, une grossesse et une quête. L'histoire me plait beaucoup et j'ai hâte de commencer son écriture.

Merci Bénédicte.

Photos DR

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