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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:04

caroline vermalle3[1]
Depuis un mois, Les petits papiers de Mademoiselle, ont eu
le plaisir d’accueillir Annie Degroote, Patrick J. Lambert, Emilie de Turckheim et Marie Charrel. Tous ont évoqué, sans langue de bois, cette période un peu hors du temps, entre deux romans. A son tour, Caroline Vermalle se prête au jeu des questions réponses, clôturant ainsi la série. Née en 1973 dans l’Oise, Caroline Vermalle est une voyageuse, passionnée de cinéma. Diplômée de l’école supérieure d’études cinématographiques, elle part à Londres où elle est embauchée par la BBC. En 2006, Caroline Vermalle réalise son rêve en faisant carrière dans la production de documentaires. Fin 2007, ayant démissionné de la BBC, Caroline Vermalle revient en France. Deux ans plus tard, elle remporte le prix Nouveau Talent de la Fondation Bouygues Télécom avec son roman L’avant-dernière chance, qui est de fait publié aux éditions Calmann-Lévy.

Votre roman, L’avant dernière chance est paru en 2009, que s’est-il passé depuis  ?

Disons que j’apprends, petit à petit, le métier d’écrivain… en écrivant. Contrairement à L’avant-dernière chance que j’ai écrit vite et sans savoir s’il allait être publié (ou même lu), mon deuxième roman, en revanche, a subi une très longue et difficile gestation. Il a été écrit alors que j’étais à la fois grisée, distraite et anxieuse de cette popularité soudaine liée à la parution du premier. C’était peut-être un mal nécessaire, au final, j’ai dû être beaucoup plus exigeante sur ce manuscrit. Il est à présent entre les mains de mon éditeur, qui doit décider de son sort.

 

J’ai appris que la version allemande de votre premier roman allait sortir en mai 2011, expliquez-nous ce que cela représente pour vous et de quelle façon vous êtes mise à contribution pour cette traduction ?

Fort heureusement pour moi, je ne suis pas mise à contribution sur quoi que ce soit au niveau de la traduction (mes cours d’allemand du lycée sont très lointains…). En revanche, j’ai la chance d’avoir une éditrice chez Bastei Lübbe absolument passionnée par le texte et qui a eu la gentillesse de me communiquer le choix du titre, un projet de couverture, etc. L’avant-dernière chance s’appellera « Denn das Glück ist eine Reise » - ce qui signifie « Car le bonheur est un voyage » - et je trouve que ce titre représente parfaitement l’histoire et les sentiments que j’y ai mis. J’attends la sortie avec impatience, entre autres pour savoir comment ont été traduits mes dialogues en « louchébem », l’argot haut en couleurs des bouchers de Paris !

 

Comment vous sentez-vous aujourd’hui plusieurs mois après la sortie de votre premier roman ? Et êtes-vous prête à recommencer ?

L’expérience autour de la sortie L’avant-dernière chance a été tout à fait magique – grâce à l’incroyable enthousiasme et la tendresse que lui ont témoignés les lecteurs. Bien sûr, je suis prête à recommencer, mais ce n’est pas sans anxiété. La réception du premier a été tellement incroyable et inattendue que le deuxième ne peut que décevoir.

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots de ce second roman ? Les relations familiales seront-elles, cette fois encore, au cœur de l’histoire ?

Provisoirement intitulé Le vent se lève tard, mon deuxième roman est l’histoire d’une dame au soir de son existence qui décide du jour au lendemain de changer de vie. Mais comment s’y prendre, quand on a 73 ans ? Elle se réfugie sur l’île d’Yeu, chez une vieille cousine qu’elle n’a pas vue depuis 50 ans – et qui a bien changé. Et utilisant leurs souvenirs comme les pièces d’un puzzle, nos héroïnes vont redessiner, touche par touche, ces chères années qui restent… Si l’idée de famille est au cœur de l’histoire, je parle surtout d’une famille reconstituée.

 

Avez-vous tout de même pris une pause après la sortie de L’avant dernière chance ?

J’ai écrit sans interruption depuis L’avant-dernière chance, mais pas que des romans. Je suis auteur de documentaires TV de formation et j’en écris régulièrement, c’est mon « vrai » métier ! Ensuite, pour le plaisir d’explorer d’autres médias. J’ai collaboré sur un projet de BD avec mon frère dessinateur et j’ai fini un scénario de long métrage. Et bien sûr, un troisième roman est déjà en cours…

 

Qu’appréciez-vous dans cette période "entre-deux" et que vous manque-t-il ?

Il me manque un interlocuteur pour me critiquer, m’encourager, pour réagir à chaque étape, rebondir immédiatement à chaque tournant de l’histoire. Idéalement, c’est le rôle d’un éditeur, mais même s’il le fait parfois, je trouve le processus tellement trop lent ! Ce que j’aimerais, en fait, c’est avoir mon propre comité de lecture sur mon épaule à tout moment. Des candidats ? :)

 

Merci Caroline.

Pour en savoir plus sur L’avant-dernière chance.

Photo DR

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Published by Mademoiselle - dans Entre deux romans
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