Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /Sep /2010 11:00

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« Il y a très peu de choses chez moi qui n’évoquent pas de souvenirs. Ma vie n’est basée que sur des madeleines », disait Simone Signoret. Sur près de 350 pages, Emmanuelle Guilcher, nous entraine sur les traces de celle qui fut l’étoile du cinéma français. Un astre emporté à l’âge de 64 ans, au terme d’une vie passionnée et passionnante. Tout commence en Allemagne, où Simone Kaminker (Signoret est le nom de jeune fille de sa mère) voit le jour le 25 mars 1921. Aînée d’une famille disloquée qui comptera bientôt deux garçons, très vite Simone devient la deuxième maman. Suivent les années de guerre, le père d’origine juive exilé en Angleterre. Déjà, un destin hors du commun se profile. En Bretagne où elle s’est réfugiée en 1939, Simone Kaminker a pour professeur d’histoire Lucie Aubrac, rien de moins… Le cinéma ne l’attire pas encore, cela ne va pas durer. De retour à Paris elle fréquente Saint-Germain-des-Prés et tout s’emballe. Une première figuration en 1941 dans « Le prince charmant » de Jean Boyer suivi de son premier grand rôle dans « Les démons de l’aube » cinq ans plus tard. Les propositions s’enchaînent mais il apparaît comme l’explique Emmanuelle Guilcher que « l’actrice a le goût des films tragiques et des rôles noirs ».

Signoret, une vie revient évidemment sur la rencontre entre Simone Signoret et Yves Montand à Saint-Paul-de-Vence. Le lecteur assiste à la naissance d’un couple de légende. Sur le devant de la scène avec des films comme « Casque d’or » ou « Manèges », Simone Signoret est tout aussi présente sur la scène politique. « Simone Signoret a choisi de multiplier les passions : la vie, son homme, les engagements politiques et humains, l’écriture enfin », écrit Emmanuelle Guilcher. Dans les dernières années de sa vie, l’actrice prend la plume pour rédiger ses mémoires La nostalgie n’est plus ce qu’elle était, édité au Seuil et vendu, en France, à 600 000 exemplaires à une époque où les best-sellers n’était pas un phénomène répandu.

Signoret, une vie passe néanmoins sous silence la relation de Simone Signoret avec Catherine, la fille qu’elle a eue avec Yves Allégret. A propos de laquelle Simone Signoret dira, et c’est bien l’une des seule citations (la seule il me semble) de cette biographie : « Je l’ai laissé pousser comme une herbe folle. Je lui ai appris les quatre choses que je crois les plus importantes : ne jamais rapporter, ne jamais mentir - le moins possible -, avoir le respect des autres et aimer partager ce qu’on a. » Dommage aussi, cette interview de Benjamin Castaldi (petit-fils de Simone Signoret), à la fin du livre, qui n’apporte pas grand-chose. Malgré tout Signoret, une vie, donne envie de lire La nostalgie n’est plus ce qu’elle était, l’auteur a su relever le défi : écrire la biographie d’un monstre sacré.
Mademoiselle

Ce livre a fait l'objet d'un partenariat avec Blog-o-Book, merci à eux et aux éditions Michel Lafon.


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Par Mademoiselle - Publié dans : Coups de cœur littéraires
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