Dimanche 1 septembre 2013 7 01 /09 /Sep /2013 07:00

 

Couverture livre

 

 

Ayant un peu, beaucoup, déserté ce blog depuis le mois de janvier, je suis toujours surprise de voir qu'il est encore consulté quotidiennement. Pour ceux qui viennent ici de temps en temps, j'ai le plaisir d’annoncer la sortie, jeudi 5 septembre, de mon Guide des amateurs de littérature à Paris aux éditions Parigramme.

 

À cette occasion, une rencontre sera organisée à la librairie L'Écume des pages – 174 bd. Saint-Germain, 75006 Paris / M° St-Germain-des-Prés – le 17 septembre de 19h30 à 22h.

 

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Jeudi 24 janvier 2013 4 24 /01 /Jan /2013 07:48

manuscrit hygiene assassin[1]


Connaissez-vous les éditions des Saints-Pères ? À l’heure des tablettes et autres liseuses, cette maison d’édition – créée l’an dernier par Jessica Nelson et Nicolas Tretiakow – a fait le choix du papier en ne publiant que des fac-similés de manuscrits. Leur premier auteur fut Amélie Nothomb qui, pour les vingt ans de la sortie de son premier roman Hygiène de l’assassin, leur a confié son manuscrit. Tiré à seulement 1 000 exemplaires, tous numérotés, ces fac-similés sont fabriqués en France, sur du papier Fedrigoni... Plus qu’un simple livre, un véritable objet de collection. Le prochain auteur, ainsi publié, devrait être Boris Vian.

Site : http://www.lessaintsperes.fr/

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Dimanche 6 janvier 2013 7 06 /01 /Jan /2013 07:25

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Pendant un an, Jean-Claude Ellena, le parfumeur exclusif de la maison Hermès, a tenu un journal dans lequel il est revenu sur ses rencontres, ses coups de cœur, ses voyages...

De Cabris, où il a son atelier, à Hong Kong ou Shanghai, en passant par Paris, le parfumeur nous ouvre les portes d’un monde méconnu, celui d’un « nez » à la recherche de la combinaison parfaite.

À la fois artisan et artiste, Jean-Claude Ellena évoque l’intemporalité de son métier face aux impératifs de la création. « Ayant œuvré pour définir un style à mes compositions, une façon d’écrire le parfum, je sais que le danger peut venir d’un excès de fidélité envers moi-même. La répétition conduit à la caricature, à la stagnation, jusqu’à l’épuisement. À m’enfermer dans un propos, je prends le risque de ne plus être attendu ni entendu. À l’inverse, à trop écouter, à être sous influence des tendances, je me condamne rapidement à être "dans l’air du temps" et à perdre ma singularité […] Équilibre de funambule, je dois savoir entendre sans forcément écouter. Si j’ai une conscience aiguë de ce que je fais, je chéris le doute et l’entretiens : je ne connais rien de mieux pour créer. »
    
De la création, Jean-Claude Ellena passe à la censure, décrit un défilé ou énumère les questions des journalistes… Aucune transition, pas de fil conducteur, si ce n'est l'instantanéité d'un récit qui ne livre évidemment aucun secret mais attise la curiosité du lecteur. Pour donner le change, Journal d’un parfumeur est suivi d’un agrégé d’odeurs qui permet de connaître les composants nécessaires à la reproduction des effluves de jasmin, de pamplemousse ou de barbe à papa… Les confidences s’arrêtent là.

Journal d’un parfumeur, de Jean-Claude Ellena, éd. Le Livre de Poche.

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Lundi 17 décembre 2012 1 17 /12 /Déc /2012 07:19

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Vendredi 7 septembre. Gare Montparnasse. Mon train est annoncé : départ dans 15 minutes. Juste le temps d’acheter un livre, sur une table, une couverture bleue azur attire mon attention… et ce titre : Poussière d’homme. Un rapide coup d’œil à la quatrième de couverture et à l’Incipit conforte ma première impression.

À 5 minutes du départ, je file à la caisse avant de courir vers mon train évitant de peu que les portes se referment sur moi. Une fois installée à ma place, essoufflée mais ravie, je commence ma lecture.


« Ce dimanche 3 avril, au soir, tes jours d’hommes m’ont filé entre les doigts. Au presque commencement de ma vie, je t’ai perdu, toi avec qui je voulais la finir. Nous avions oublié d’être mortels, le temps nous a rattrapés… La voix blanche et la colère noire, j’ai eu beau t’appeler, tu étais déjà parti, loin. Ta vie, minuscule tourbillon de quelques lunes et soleils, cessait là de tournoyer, sur le visage carrelé blanc et glacé d’un hôpital. Un an sans toi, il y a trop longtemps, il y a si peu. Mais l’absence se rit du temps, elle déchire les calendriers, dérègle les horloges, rend folles leurs aiguilles. L’absence est un compagnon fidèle qui ourle désormais mes chemins d’exilé. »

Poussière d’homme est un texte d’une beauté saisissante où l’auteur, David Lelait, choisit chaque mot avec soin. Le même soin qu’il mit à accompagner son ami dans la maladie et jusqu’à la mort. Cette histoire est la sienne. Un livre à offrir d’urgence aux gens qu’on aime.

Poussière d’homme, David Lelait, éd. Pocket.

Blog de David Lelait : http://david-lelait-helo.blogspot.fr/

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Lundi 10 décembre 2012 1 10 /12 /Déc /2012 07:19

Recevoir une lettre, l’ouvrir, la lire, sourire, être troublé, et imaginer son auteur, cet inconnu qu’on ne rencontrera jamais. À l’heure du Tweet et après une carrière dans la mode, Fanny Auger a eu l’idée la plus poétique et rétro de cette fin d’année 2012 : (ré)enchanter nos boites aux lettres ! Dans une enveloppe écrite à la main et ornée d’un joli timbre, une lettre racontant une histoire à rêver éveillé : un écrivain célèbre qui vous fait la cour, la manière dont Anne-Valérie Hash a trouvé le show-room de sa maison de couture, une femme d'affaires qui part faire le tour du monde et décide de devenir prof de yoga… De quoi attendre avec impatience le passage du facteur !

Site : http://www.lettresduninconnu.fr/
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Lundi 3 décembre 2012 1 03 /12 /Déc /2012 07:15

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Étrange Carnet d’adresses que celui de Didier Blonde. Depuis des années, ce dernier dresse la liste des lieux fréquentés par des personnages de roman, établissant la carte d’un Paris de papier, une capitale en toutes lettres, reflet de ses lectures. Tout a commencé à l’âge de 12 ans avec le héros de Maurice Leblanc. Dans Le Bouchon de cristal, Arsène Lupin possède alors, au 95 rue Charles-Laffitte, un entrepôt destiné à cacher les marchandises volées. « L’adresse était précise. C’était presque la mienne. À quelques numéros près. Le nom de la rue était écrit en toutes lettres, sans erreur possible, il me sauta aux yeux en faisant irruption dans ma lecture, bousculant d’un coup tous mes repères. Le vertige que j’ai éprouvé à cet instant ne s’est jamais effacé de ma mémoire. »  

 

Dès lors, Didier Blonde n’a cessé de dénicher les adresses romanesques. À chacun son péché mignon… Dans ses carnets d’adresses, aux coordonnées de ses proches se mêlent celles d’Edmond Dantès, de la dame aux camélias ou du passe-muraille.

 

Tel un détective, Didier Blonde suit la trace des personnages fictifs avec méthode, sans laisser place au hasard. Pour lui, l’approximation est une aberration et la supercherie, à coup sûr une déception. « Il faut se méfier de toutes ces vraie-fausses adresses. Certaines, repérables à distance, portent des numéros suspects qui franchissent trop allègrement la centaine pour qu’on leur fasse confiance. » Au fil du temps, son attention s’est aiguisée. À l’image du gentleman-cambrioleur qui le mit sur sa première piste, il est devenu un fin limier : « J’ai vite appris à suspecter ces petits bis si élégants, un peu désuets, ajoutés trop facilement mais qui font tellement vrais, et détournent l’attention. ».

 

Le plus souvent la réalité rattrape la fiction sans l’égaler. Ainsi, apprend-on que l’hôtel particulier où habitait la concierge dans L’Élégance de l’hérisson est occupé par une boutique Prada !

 

Alors, faut-il laisser libre cours à son imagination ou chercher à aller plus avant ? Là est toute la question !

Entretien de Didier Blonde, sur France Culture, à l'occasion de la sortie de Carnets d'adresses aux éditions Gallimard :
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=3491441

     
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 09:48

 Même sous la pluie, la boîte à lire du jardin de Saint-Genès interpelle les passantes. Photo S. Lartigue


Inspirées du bookcrossing, consistant à faire circuler des livres gratuitement, les « boîtes à lire » ont fait leur apparition à Bordeaux en 2009. L’association Bordeaux 5 de cœur - à l’origine du projet- a eu la bonne idée d’installer des armoires en plastique, dans les lieux publics, où chacun peut déposer et prendre des livres.

On y trouve un peu de tout, parfois chefs-d’œuvre, de temps en temps de belles surprises, le plus souvent des ouvrages à peine publiés et déjà oubliés. Romans, essais, livres pour enfants se côtoient dans un joyeux désordre…

Face à ces "boîte à lire", les réactions sont très variées. Il y a les habitués, ceux qui passent devant intrigués ou scrute le contenu avec dédain… Quoi qu’il en soit, cette belle initiative ne laisse personne indifférent et c’est bien là le plus important !

Photo : Stéphane Lartigue

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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 07:38



Qui n’a jamais eu une bague, une paire de chaussures ou un stylo plume fétiche ? Le genre d’objet avec lequel nous nous sentons différents, au-dessus, presque invincibles. Un talisman en somme, dont le pouvoir s’évalue à la croyance qu’on lui attribue.


Le Chapeau de Mitterrand porte en lui un peu de cette magie. Histoire irrationnelle, où un homme assez ordinaire touche à l’extraordinaire… et devient celui qu’il a toujours rêvé d’être.

Ce soir-là, Daniel Mercier s’offre un dîner dans une belle brasserie parisienne. Il déguste son plateau de fruits de mer quand un illustre convive vient s’asseoir à la table voisine : François Mitterrand. Médusé, Daniel Mercier savoure ce moment avec délectation, s'imaginant déjà dire à qui voudra bien l’entendre : « J’ai mangé à côté du Président ». À la fin de son repas, François Mitterrand oublie son chapeau. Daniel hésite, une seconde, puis deux, à la troisième il s’en empare et quitte le restaurant sans demander son reste.

Les jours passent, coiffé du célèbre feutre noir, le voleur d’un soir voit le regard des gens changer. Lui le modeste comptable, se sent considéré, gagne en éloquence. Et si le chapeau de Mitterrand avait un pouvoir ? Celui de le rendre puissant.

Hélas, arroseur arrosé, notre homme perd le précieux couvre-chef qui va désormais se promener de tête en tête. De Paris à Venise, Antoine Laurain invite le lecteur à une balade dans la société des années 80. Nostalgie quand tu nous tiens...

Le Chapeau de Mitterrand d’Antoine Laurain, publié aux éditions Flammarion, est dans la sélection du Prix Rive Gauche.

Photo : DR

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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 10:11

Vertigineux. Ce livre porte en lui une force rare, un mélange de noirceur et d’espoir. Une chose est certaine, on ne ressort pas indemne de ces 200 et quelques pages ! Une expérience d’autant plus réjouissante qu’il s’agit là d’un premier roman, celui d’Olivier Steiner. De lui, la quatrième de couverture ne nous dit pas grand-chose, si ce n’est qu’il est né en 1976… Peu importe l’auteur, l’essentiel est ailleurs. Voici donc un premier roman à la fois stupéfiant  et terrifiant. Un chassé-croisé sans fin, excitant, désespérant, dans lequel deux hommes aiment et souffrent comme jamais.

Madrid, un soir de spectacle. Jérôme est assis dans la salle avec son amie Chiara. À la sortie de la salle, bouleversé par ce qu’il vient d’entendre et de voir, il s’avance vers le metteur en scène, Pierre Lancry et lui glisse ce mot : « Ma main à couper qu’on n’entre pas chez vous en frappant poliment à la porte. Je m’appelle Jérôme Léon, j’ai 26 ans et je n’ai pas envie de vous laisser le choix. Me voici. J’ai aimé votre mise en scène mais là n’est pas le plus important. Vous ne manquez pas d’admirateurs, j’ai bien vu que les compliments pleuvaient, je ne vois ce que je peux ajouter. Votre regard a croisé le mien, et si c’était  la seule chose qui comptait ? Voilà, c’est tombé sur vous. Question numéro un : Est-ce que je peux vous écrire ? Question numéro deux : Avez-vous peur de l’inconnu ? Question numéro trois : Que faites-vous quand vous trouvez une bouteille à la mer ? Jérôme. 0688785838. SMS only. »

Ce geste, grain de sel enrayant la machine, va bouleverser leurs vies. Dès lors un dialogue s’instaure entre ce jeune « issu de l’immigration », homosexuel, un rien bipolaire et cet homme à la réputation établie, père de famille. Duo improbable qui, à travers leurs échanges épistolaires, convient le lecteur à marcher sur le fil. Bohème est un feu d’artifice au bouquet final éclatant… un trop-plein d’émotions.


Bohème d’Olivier Steiner, publié aux éditions Gallimard, est dans la sélection du Prix Rive Gauche.

Photo : DR

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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 14:55



Le 30 mars dernier, les membres du jury du Prix Rive Gauche à Paris se sont réunis à l'Auberge de Venise (14e arr.) pour écrire une nouvelle page de l'événement littéraire, créé l'année dernière, par Laurence Biava.

Pour mémoire, le Prix Rive Gauche à Paris emprunte son nom au titre de la chanson d’Alain Souchon, Rive Gauche. Il distingue l’auteur d’un roman ou d’une nouvelle reflétant l’élégance, l’esprit, le style et l’art de vivre de
la rive gauche ou bien sa mélancolise telle que décrite dans la chanson.

Le lauréat est élu par un Collège de 24 membres, composé essentiellement de personnes appartenant au milieu littéraire (écrivains, journalistes, critiques, libraires).

Grégoire Delacourt, lauréat de la première édition, avec son premier roman L'écrivain de la famille, rejoint cette année le jury.

Les romans en lice sont :

Marin de Viry – Mémoires d’un snobé - Pierre-Guillaume de Roux
Philippe Sollers – L’éclaircie - Gallimard
Régis Jauffret – Claustria – Le Seuil
Philippe Ségur – Le rêve de l’homme lucide –Buchet-Chastel
Philippe Brunel – La nuit de San Remo – Grasset
Franz-Olivier Giesbert – Dieu, ma mère et moi - Gallimard
Fabrice Gaignault – L’eau noire – Stock
Olivier Steiner – Bohème - Gallimard
Bruno Migdal – Petits bonheurs de l’édition – Editions de la Différence
Nicolas Fargues – La ligne de courtoisie – P.O.L
Anne Wiazemsky – Une année studieuse – Gallimard
Antoine Laurain – Le chapeau de Mitterrand – Flammarion
Dominique Fabre – Il faudrait s’arracher le cœur –Editions de l’Olivier
Emilie de Turckheim – Héloïse est chauve – Héloïse d’Ormesson

Verdict le 29 juin...

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